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18Oct

Les membres de Coactis publient dans la Revue Internationale PME

Nathalie CLAVEAU, Muriel PEREZ et Isabelle PRIM-ALLAZ ont publié un article intitulé « Vers une différenciation des trajectoires de Forte Croissance (FC continue vs. FC discontinue) (Claveau N., Perez M. & Prim-Allaz I., 2013, Vers une différenciation des trajectoires de Forte Croissance (FC continue vs FC discontinue), Revue Internationale PME. 26, 1, p.117-139).

Le focus des scientifiques et des politiques se porte assez volontiers sur les cas de forte croissance (FC) continue, les « gazelles de course » définies comme des entreprises affichant quatre années successives de forte croissance (selon la définition proposée par Birch, 1979). L’Etat, en soutenant ces travaux et ces trajectoires, voit là certainement un moyen de rencontrer rapidement ses propres objectifs (de puissance industrielle, d’exportation, d’emploi, etc). Cependant, ce focus sur la FC continue ne contribue-t-il pas d’une part à façonner une vision erronée du développement d’une PME, vue comme « une forme organisationnelle qui doit nécessairement grossir rapidement pour devenir une ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire) », et d’autre part à alimenter des raisonnements simplistes tels que « les firmes qui croissent fortement en continu sont plus performantes que les autres » .De fait, peu d’études réalisées sur le thème de la FC traitent de son aspect continu ou discontinu. Qu’en est-il exactement de la supériorité d’un processus continu sur un processus discontinu ? Un processus discontinu présente-t-il d’autres atouts ? Les entreprises gérant une FC discontinue ont-elles les mêmes caractéristiques et capacités que ces gazelles?

Afin de mieux comprendre la nature des différences entre ces deux processus de croissance, cet article propose de comparer un échantillon d’entreprises en FC continue, correspondant classiquement à la notion de gazelle, un échantillon en FC discontinue, ainsi qu’un échantillon témoin sans croissance, sur des variables démographiques (âge et taille) et des variables financières (l’accès aux ressources financières et la performance financière). Cette analyse descriptive préliminaire permet de constater que la forte croissance continue et la forte croissance discontinue ne nécessitent pas les mêmes dispositifs d’aides de la part des organismes publics et ouvre des perspectives d’approfondissement.

Ce travail a été conduit dans le cadre de l’ANR HYPERCROIS (n°ANR-07-ENTR-008) sur «Les entreprises moyennes en hyper croissance : trajectoires et temporalités ».

 

Laure AMBROISE, Isabelle MAQUE (IAE de Poitiers) et Isabelle PRIM-ALLAZ ont publié un article intitulé : « Gestion des relations banques-PME : les apports de la théorie du contrat social » (Ambroise L., Maque I. & Prim-Allaz I., 2013, Gestion des relations Banques-PME : les apports de la théorie du contrat social, Revue Internationale PME, 26, 2).

Les approches des échanges, par les théories des coûts de transaction des contrats incomplets et de la dépendance ou de la théorie des conventions, ont proposé des conceptualisations riches, mais souvent jugées incomplètes. Une alternative intéressante proposée par Ian Macneil, la théorie du contrat social est désormais largement répandue en gestion. Au fil du temps, cette théorie s’est imposée comme une clé de lecture pertinente dans l’analyse des relations et de leur gouvernance, notamment au travers des relations clients/fournisseurs. Elle permet de mieux comprendre ces relations offrant ainsi aux entreprises la possibilité d’améliorer leurs relations clients, mais aussi leurs relations internes. Si la théorie du contrat social remet globalement en cause l’idée selon laquelle une relation peut être totalement décrite, formalisée, anticipée, voire contractualisée, elle propose également un cadre permettant de catégoriser et d’analyser les différentes dimensions et facettes d’une relation. Cette recherche vise à préciser comment les normes contractuelles permettent de compléter et de prolonger les théories classiques de l’échange. Selon cette conception, l’ensemble des interactions est alors réellement appréhendé selon une approche relationnelle et holiste. L’analyse assortie de deux études complémentaires (l’une avec une approche marketing et l’autre en finance organisationnelle) sur les relations entre les PME et leurs banques a été réalisée. Les résultats montrent la pertinence de la théorie du contrat social en sciences de gestion, notamment comme cadre de compréhension des mécanismes de gouvernance des échanges bancaires. Ils mettent également en exergue le rôle de la gestion de la relation dans la création de valeur. L’intérêt opérationnel de cette approche de ce cadre théorique est ainsi démontré.